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Lettre envoyée à l'ACEPU
par le ministre de l'environnement au sujet des effluents
municipaux des eaux usées
L'ACEPU a soumis des commentaires officiels relatifs au
projet d'avis requérant l'élaboration et l'exécution
de plans de prévention de la pollution à l'égard
de l'ammoniac dissous dans l'eau, les chloramines inorganiques
et les eaux usées chlorées, exprimant les
inquiétudes de l'association à l'égard
de la nature de l'outil de gestion proposé et des
aspects spécifiques du projet d'avis. L'ACEPU a écrit
également, au ministre de l'environnement en lui
demandant la suspension du délai de 18 mois pour
rendre public l'outil de gestion. L'ACEPU a exprimé
son soutien au sujet de la décision prise par le
Conseil canadien des ministres de l'environnement (CCME)
de travailler dans le développement d'une stratégie
nationale pour aborder les effluents municipaux des eaux
usées. L'ACEPU est d'avis que jusqu'à ce que
le CCME détermine la direction de cette stratégie,
le fait d'imposer l'élaboration et l'exécution
de plans de prévention de la pollution pourrait s'avérer
prématuré; en fait, les substances toxiques
de la LCPE contenues dans l'effluent municipal des eaux
usées pourraient être contrôlées
dans le cadre de cette stratégie nationale. La lettre-réponse
transmise à l'ACEPU par l'honorable David Anderson,
ministre de l'environnement, est reproduite ci-dessous:
Monsieur Ellison,
Je vous écris en réponse à votre lettre
concernant le Projet d'avis requérant l'élaboration
et l'exécution de plans de prévention de la
pollution à l'égard de l'ammoniac dissous
dans l'eau, les chloramines inorganiques et les eaux usées
chlorées, et l'initiative lancée par le Conseil
canadien des ministres de l'environnement (CCME) d'élaborer
une stratégie à l'échelle nationale
pour les effluents municipaux des eaux usées.
J'étais heureux d'apprendre du soutien de la part
de l'Association canadienne des eaux potables et usées
(ACEPU) pour l'initiative lancée par le CCME concernant
le développement d'un régime harmonisé
à l'égard de la gestion des effluents municipaux
des eaux usées au Canada. Aborder les problèmes
reliés à ce sujet demande un effort concerté
de la part de tous, et j'apprécie l'intérêt
porté par l'ACEPU en nous fournissant de l'aide.
Le CCME établira un comité des fonctionnaires
gouvernementaux spécialisés qui suivra les
directives du CCME relatives aux consultations et aux partenariats
avec les intervenants. La compétence offerte par
votre association sera bénéfique pour tous.
En ce qui concerne le Projet d'avis publié en juin
2003, je crois qu'il est important qu'Environnement Canada
explique plus clairement l'outil de prévention de
la pollution. Notre intention est celle d'identifier un
ensemble de systèmes des eaux usées qui réclament
une action anticipée. Les critères proposées
ont été conçus de sorte que les municipalités
choisies puissent commencer agir et projeter les manières
de traiter les polluants spécifiques, tout en tenant
compte de leurs circonstances locales. Les plans de prévention
de la pollution permettent aux municipalités de décider
sur les mesures spécifiques à prendre et les
résultats qu'elles espèrent à atteindre.
L'outil, en soi, n'est pas prévu, pour entraîner
des investissements du fond de l'infrastructure.
J'ai compris que celles-ci sont des questions complexes
et j'étais heureux d'entendre de la part de mes fonctionnaires
que, pendant le forum de l'ACEPU "Fenêtre sur
Ottawa" organisé le 21 novembre 2003, il y avait
un accord pour la création d'un groupe consultatif
qui établira un nouveau forum pour l'ACEPU afin de
fournir à Environnement Canada des conseils spécialisés
au sujet de l'outil de la LCPE avant qu'il soit finalisé,
et sur la stratégie de communication avec les intervenants
au sujet de l'outil de gestion.
J'ai pris note de votre demande en ce qui concerne "la
suspension" du délai de publier l'avis final.
Bien que vrai, en m'appuyant sur les commentaires reçus
par mon département, que l'outil sera ajusté,
je ne crois pas que ces ajustements peuvent être qualifiés
comme des "changements essentiels". Par conséquent,
je n'ai pas l'intention de suspendre le délai statutaire
sous la Loi canadienne sur la protection de l'environnement,
1999, comme vous le demandez. Il est important de clarifier
qu'en accord avec la LCPE je suis tenu de m'acquitter de
mes obligations malgré que les provinces et les territoires
travaillent avec Environnement Canada pour le développement
d'une stratégie nationale.
Quant à votre demande concernant la révision
de l'application de la Loi sur les pêches, vous devrez
vous rappeler qu'Environnement Canada a publié en
novembre 2001, la Politique de conformité et d'application
des dispositions de la Loi sur les pêches pour la
protection de l'habitat du poisson et la prévention
de la pollution.
Cette politique est toujours en vigueur. Je joins une copie
de la politique pour votre information. Des copies supplémentaires
peuvent être téléchargées du
site Web du département de la Voie verte:
http://WWW.la EC.chromatographie gazeuse.ca/ele-ale/politiquespolicies_f.asp
En conclusion, j'aimerais souligner qu'Environnement Canada
reconnaît le rôle fondamental que les municipalités
jouent dans le cadre de la gestion des eaux usées
et nous sommes impatients de continuer à travailler
avec votre association à cet égard.
Sincèrement votre,
original signé par
David Anderson, Membre du conseil privé, Député
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